À IMT-BS, former les ingénieurs et managers de demain implique de les préparer à évoluer dans des environnements complexes et incertains. C’est dans cette logique que le « design fiction » est mobilisé au sein de dispositifs pédagogiques comme la semaine de la créativité et de l’innovation : cette approche invitait les étudiants à se projeter dans des scénarios de possibles futurs afin de mieux comprendre les enjeux d’aujourd’hui et d’imaginer des solutions originales, responsables et porteuses de sens. C’est ce qu’a observé Flavien Bazenet (enseignant-chercheur à IMT-BS) et Christel Tessier-Dargent, dans leur article « Le Design Fiction : aborder avec créativité et responsabilité un futur complexe ».
Qu’est-ce que le design fiction et pourquoi l’utiliser ?
Le design fiction est une méthode qui consiste à imaginer des scénarios futurs – parfois souhaitables, parfois problématiques – afin de questionner nos usages, nos choix technologiques et nos modèles économiques. En mettant en scène des situations de dilemme ou de tension, le design fiction stimule la réflexion critique et la créativité.
Contrairement à des approches plus classiques de résolution de problèmes, cette méthode ne cherche pas uniquement à apporter une réponse immédiate. Elle permet avant tout de s’entraîner à anticiper les conséquences de l’innovation et à prendre du recul. Pour les étudiants en bachelor ou en première année du PGE, c’est un bon entraînement mental : se confronter à des futurs complexes développe la capacité à analyser, décider et innover.
Dans un monde où les transitions numériques, écologiques et sociales s’accélèrent, ces compétences sont essentielles.
Comment le design fiction est-il mis en pratique à IMT-BS ?
Le design fiction a notamment été mobilisé lors de la semaine de la créativité et de l’innovation, un temps fort pédagogique qui plongeait les étudiants dans une dynamique de projet intensif. Pendant plusieurs jours, ils travaillaient en équipe sur des thématiques prospectives, en lien avec l’innovation, la société ou les nouvelles technologies.
L’un des exercices phares consistait à imaginer une startup fictive. Pour ce faire, les étudiants devaient d’abord analyser leur environnement : tendances actuelles, signaux faibles, enjeux sociétaux ou technologiques. À partir de là, ils formulaient des hypothèses qui servaient de point de départ à leur réflexion.
Ils étaient ensuite amenés à concevoir une solution innovante – service, produit ou modèle économique – adaptée au futur imaginé. Cette démarche se concrétisait par la réalisation d’artefacts : pitchs, maquettes, scénarios narratifs ou supports visuels. L’objectif n’était pas de créer une entreprise réelle, mais de donner forme à une idée crédible, argumentée et cohérente avec le contexte choisi.
Tout au long de l’exercice, les étudiants étaient accompagnés par des enseignants et des intervenants, favorisant l’échange et le travail collaboratif.
Quels résultats pour les étudiants et l’école ?
Les retours d’expérience montrent que le design fiction a un impact fort sur l’engagement des étudiants. Beaucoup soulignent une liberté créative stimulante, tout en appréciant le cadre structurant de la démarche. En se confrontant à des situations fictives mais plausibles, ils développent des compétences clés : créativité, esprit critique, travail en équipe, communication et capacité à convaincre.
Pour IMT-BS, cette approche participe pleinement à la valorisation des pratiques pédagogiques innovantes de l’école. Elle illustre la volonté de former des profils capables de penser l’innovation de manière responsable, en intégrant les dimensions humaines, sociales et éthiques.
Conclusion
En intégrant le design fiction à ses dispositifs pédagogiques, IMT-BS fait le choix d’une formation tournée vers l’avenir. En apprenant à imaginer de possibles futurs pour mieux agir dans le présent, les étudiants développent des compétences essentielles pour devenir des acteurs de l’innovation. Le design fiction n’est ainsi pas seulement un outil créatif : c’est un levier pour penser, débattre et construire les transformations de demain.
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