“TEM 21” : Les étudiant(e)s de Télécom EM (IMT) dans la peau de négociateurs internationaux contre le réchauffement climatique

Sélectionner une rubrique

Mission presque réussie ! Les étudiants de première année du programme grande école ont participé, les 16 et 17 février 2018, au challenge « Simulation négociations réchauffement climatique », encadré par Fabrice Flipo, enseignant chercheur à la business school de l’IMT. Si le challenge n’est pas encore terminé pour les étudiants, le résultat des mesures proposées est lui déjà connu : + 2,5°C.
Retour sur cette initiative pédagogique originale en France, fondée sur une approche “PBL” (problem-based learning).


Sensibiliser les futurs managers du numérique au changement climatique, à ses enjeux, et aux difficultés des négociations internationales

Ce challenge, préparé par les étudiants depuis septembre, a pris la forme d’une « Mini COP21 ». Deux journées de challenge rythmées par des temps de recherche, d’analyse, de synthèse, et surtout de négociations entre des étudiants représentant des intérêts divers … et souvent contradictoires.
Dans un premier temps, chacun des 24 pays et 8 organisations non gouvernementales (ONG) parties prenantes étaient représentés par un groupe de 5 à 6 étudiants. Puis ces pays et ONG ont été rassemblés en plusieurs « familles » ayant des caractéristiques et intérêts similaires ou a minima proches. Les ONG internationales étaient quant à elles rassemblées en deux groupes (lucratif et non lucratif). Les négociations ont été menées entre groupes de pays d’un côté, et parallèlement entre pays et ONG.
« Les négociations étaient construites sur un schéma de fusée à plusieurs étages » explique Fabrice Flipo. « La négociation se faisant d’abord entre les représentants d’un même pays, puis au sein des pays ou ONG d’un même groupe de pays, et enfin entre les groupes de pays ou d’ONG. »

Défendre ses intérêts propres tout en respectant ceux des autres

Au sein de chaque groupe les étudiants ont eu l’occasion de proposer des mesures visant à contrer les effets néfastes relatifs au réchauffement climatique (notamment réduire les gaz à effets de serre). L’objectif étant de limiter à +2°C d’augmentation la température sur terre, tout en gardant chacun leurs intérêts communs et tout en respectant les capacités de chaque pays à mettre en œuvre ces mesures.
Le challenge a pris fin sous forme de grande synthèse de toutes les négociations et décisions prises, en dressant un constat général. Chaque mesure, et les calculs qui en découlent, ont été vérifiés afin d’établir si la limitation des +2° d’augmentation a bien été respectée. Mission presque réussie !

Une pédagogie originale en France : « le problem-based learning »

Une démarche pédagogique originale, axée sur la mise en situation, ou « pédagogie par problème», le dispositif mobilisé ici étant le « serious game», dans lequel on simule avec un grand degré de réalisme une situation concrète. L’originalité de la méthode de la business school de l’IMT est d’être résolument tournée vers les enjeux de notre temps, puisque la négociation est située dans le cours sur le développement durable. Être très (trop) proche de la négociation réelle réduit considérablement le champs des possibles et contraint l’horizon de temps. Dans le cas de Institut Mines-Télécom Business School, la structuration a volontairement été « moins réaliste» sur la géopolitique pour être « plus réaliste » sur les grands enjeux qui sont parfois perdus de vue dans les négociations réelles.




LEAVE A REPLY

Your email address will not be published.


Comment


Name

Email

Url