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La place des femmes dans l’IA : vers une maîtrise de l’IA égalitaire

L’intelligence artificielle révolutionne le monde d’aujourd’hui et de demain. Elle prend une place centrale dans les projets des entreprises.  De nombreux secteurs s’appuient désormais sur les données et les algorithmes d’IA pour optimiser des processus ou proposer des fonctionnalités intelligentes.  

Pourtant, bien que l’IA soit partout (ou presque), les métiers de l’intelligence artificielle sont encore très largement occupés par des hommes. La part des femmes dans les métiers de la data et de l’IA est seulement de 29%. La faute, notamment, à une sous-représentation des femmes dans les écoles d’ingénieurs et du numérique où elles ne comptent que pour 20% des effectifs.

Comment s’explique cette sous-représentation ? En quoi constitue-t-elle un problème réel ? Et pourquoi, vous aussi, Mesdames, vous avez toute votre place dans ces métiers ?

Pourquoi y a-t-il peu de femmes dans les métiers de l’IA ?

Si les femmes sont peu représentées dans les métiers de l’IA, il faut sans doute y voir une question d’éducation

Dès leur plus jeune âge et, bien évidemment, au moment des choix d’orientation, on invite régulièrement les jeunes femmes à se tourner vers les filières littéraires, sociales ou vers les sciences humaines. Elles seraient, selon un cliché qui a la peau dure, naturellement disposées à prendre soin des autres et peu portées sur les matières scientifiques, au sens large.

Or, même si les voies d’accès aux métiers de l’IA se démocratisent et s’ouvrent désormais à des profils moins techniques, beaucoup associent encore le champ de l’intelligence artificielle aux mathématiques et à l’informatique. 

En outre, à cette éducation genrée, s’ajoute l’effet cumulatif de la sous-représentation. Puisque les filles sont peu présentes dans ce type de formation, les jeunes femmes qui pourraient être tentées par ce type d’études y renoncent. Faute de modèles féminins auxquels s’identifier, elles en concluent que ces parcours ne sont pas faits pour elle.

Pourquoi la mixité dans l’IA est un enjeu essentiel ?

Compte tenu de la place que prend l’intelligence artificielle dans un nombre croissant de secteurs, elle contribue à façonner le monde. 

De ce point de vue, l’absence des femmes dans les métiers de l’IA est problématique. 

En effet, une vision du monde exclusivement masculine peut engendrer des biais sexistes dans les algorithmes. Par exemple, les logiciels de reconnaissance faciale, développés majoritairement par des hommes, sont plus performants pour faire la différence entre des visages d’hommes qu’entre des visages de femmes.

Intégrer plus de femmes dans les équipes IA apparaît donc comme la solution pour réduire ces biais.

Comment donner envie aux femmes de se former à l’IA ?

En premier lieu, il conviendrait sans doute de repenser l’éducation mathématique et scientifique, notamment en insistant davantage sur les applications réelles de ces disciplines. 

À travers l’exemple des métiers de l’IA, il est évident que les formations scientifiques doivent aussi appréhender les aspects sociaux qui découlent de l’utilisation croissante des algorithmes.

Par ailleurs, des initiatives en faveur de la mixité dans le digital visent à inspirer les femmes et à les inciter à se projeter vers ces métiers. 

Le Laboratoire de l’Egalité a publié un pacte pour une intelligence artificielle égalitaire entre les femmes et les hommes.

La Journée de la Femme Digitale met en œuvre des initiatives concrètes pour mettre en lumière les actrices du digital en Europe et en Afrique, pour les connecter et soutenir leurs projets.

Depuis 2001, le Prix Irène Joliot-Curie récompense la « femme scientifique de l’année ». Il vise à promouvoir la place des femmes dans la recherche et la technologie en France.

La mixité, une force de Institut Mines-Télécom Business School

École de la double compétence, technologique et managériale, Institut Mines-Télécom Business School fait aussi la part belle à la mixité.

  • Depuis 2019, et pour une durée de 5 ans, c’est une femme, Odile Gauthier, qui est Directrice Générale de l’IMT.
  • Aurélie Jean, scientifique et entrepreneuse spécialisée dans les algorithmes, est diplômée des Mines Paris. Selon le magazine Forbes, elle faisait partie des 40 femmes françaises les plus influentes en 2019.
  • Thyda HAUSHEER (IMT-BS 2006) travaille quand à elle chez Google – Singapour en tant qu’Engagement Manager.

Bien d’autres femmes issues du réseau IMT-BS et IMT travaillent sur des sujets de pointe directement liés aux nouvelles technologies.

L’intelligence artificielle n’est pas seulement un sujet technologique. Au regard de son intégration dans la vie des citoyens et des consommateurs, elle soulève aussi des questions sociétales.

C’est pourquoi la mixité des équipes IA est essentielle pour éviter les biais, notamment sexistes. 

L’Executive Master IA pour les managers innovants de IMT-BS met ces enjeux au cœur de la formation et promeut la diversité dans ses effectifs. En 2020, la promotion était composée de 40% de femmes.

Envie d’en savoir plus ? Vous vous demander si l’IA pourrait résoudre certaines de vos problématiques métiers ? Contactez-nous en cliquant-ici et demandez un entretien gratuit avec notre conseillère formation.