interview Nathalie Errard 0 1 - Interview Nathalie Errard

“J’ai un besoin viscéral de comprendre pourquoi je travaille et quel en est le sens. C’est ma source d’énergie et de motivation pour mener à bien un projet.”

Diplômée de Institut Mines-Télécom Business School en 1995, Nathalie Errard est aujourd’hui Directrice des affaires européennes et de l’OTAN chez EADS. Elle est aussi membre de l’Advisory Board de l’école.

Pourquoi avez-vous choisi Institut Mines-Télécom Business School ?

Les deux facettes de Institut Mines-Télécom Business School m’intéressaient vraiment. Les technologies de l’information, les télécoms d’une part et le monde de l’entreprise, de la gestion, de la finance. C’était une évolution naturelle d’un parcours scientifique au monde de l’entreprise pluridisciplinaire et varié.

Quelle filière avez-vous suivi à Institut Mines-Télécom Business School ?
Vous venez d’être nommée Directrice des affaires européennes et OTAN chez EADS. Quel a été votre parcours pour occuper ce poste de premier ordre ?

L’audit des systèmes m’a emmené vers l’audit financier puis vers les fusions acquisitions chez Aerospatiale. Ayant participé à la création d’EADS et sa mise sur le marché, je connaissais bien le groupe. Après un passage en Mergers & Acquisitions et Business Development chez Thomson-Technicolor, EADS a pensé à moi pour le poste des Relations Investisseurs : un profil financier et stratégie.

Après 2 ans dans cette fonction, j’ai été promue Directrice des Relations investisseurs et de la Communication Financière du groupe. Le but était d’informer les marchés financiers et nos actionnaires sur le groupe EADS : ses perspectives stratégiques, opérationnelles et financières. Il s’agissait d’entretenir un dialogue au quotidien, au-delà des obligations réglementaires d’une société cotée.

Depuis mars 2012, j’ai pris la direction des affaires européennes et OTAN à Bruxelles. C’est une représentation du groupe EADS auprès des instances européennes pour assurer une bonne compréhension des enjeux de chaque partenaire. Au-delà de la veille réglementaire, il s’agit de faire entendre la voix de l’industrie en Europe.

Institut Mines-Télécom Business School vous a-t-elle appris des choses qui vous sont aujourd’hui utiles professionnellement ?

Je pense que le parcours professionnel se construit par sédimentation et au gré des opportunités. L’école procure un bagage technique : des clefs dans les domaines de la gestion de projets, du travail en équipe multidisciplinaire, d’expérience à l’étranger. Pour moi qui ai changé de domaines, ces clefs ont été essentielles pour progresser au fil des années.

Que pensez-vous du rôle et de la place des femmes dans les postes à responsabilité dans l’aéronautique et l’industrie ?

Les femmes font face à nombre de défis et de difficultés dans l’industrie. Mais la compétence et le travail sont des atouts à ne pas sous-estimer. A long terme, on sent une évolution sur deux sujets majeurs : d’une part, l’importance des réseaux féminins et d’autre part, la prise de conscience de l’enjeu compétitif que sont devenues les ressources humaines de l’entreprise. Il vaut mieux ne pas passer à côté de talents !

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