[hal-02402635] Réseaux numériques et pratiques de soi : le cas des communautés “Ana-mia”. Réinterroger l’articulation du droit et de l’éthique

Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Par les réseaux sociaux numériques, les individus accèdent à des formes élargies de rapport à soi. Toutefois, les communautés qui se constituent en ligne représentent des formes particulières de sociabilité qui ne sont pas dissociables d’une économie des affects qui se propage dans nos sociétés de consommation. C’est ce que nous nous attachons à montrer dans la présente contribution, en nous basant sur une recherche en cours sur les communautés en ligne qui prônent les bienfaits de l’anorexie et de boulimie (” pro-ana ” et ” pro-mia “, dans le jargon d’Internet). Dans un tel contexte, nous avons affaire à des formes de socialisation qui atténuent la dimension désocialisante des pratiques alimentaires qui sont en jeu. Intervenant sur les processus de subjectivation, les réseaux sociaux amènent alors le chercheur à se poser des questions d’un point de vue autant juridique qu’éthique.